Le partage de connaissances se fait de multiples manières et à cela se tient une implication qui différe selon les usages. Aussi, tant j’ai su mener ma vie, comme à chacun, grâce à ce qui m’était apporté de manière naturelle : la famille, mes camarades de classe, mes amis. L’école, obligatoire, nous apprend beaucoup de choses essentielles.
Et à un moment, dans une vie de jeune adulte, il devient évident que pour choisir sa propre voie, nous apportons un intérêt tout particulier à apprendre de nouvelles choses.
- “A 20 ans, on croit tout savoir. À 40 ans, on commence à douter” avais-je lu quelque part.
Peut-être trop amers de la scolarité pour avancer dans un sens qui ferait vraiment changer les choses pour soi-même, ou trop affairé à se mettre à un travail la tête baissée, cela ne se produit pas. On croit avoir tout compris en effet, et il devient inutile d’aller chercher ailleurs.
La verité c’est qu’on a à apprendre en tout temps, en tout lieu, en toute situation. Une experience (et je parle là de n’importe quel moment, pas forcément d’une nouveauté), quelque soit le sentiment qu’il en est ressorti, nous apporte toujours quelque chose en terme de connaissances.
Je n’ai jamais eu de modèles célèbres. Je ne comprends pas comment on peut se sentir un tant soit peu proche de quelqu’un avec qui nous n’avons strictement rien partagé, et dont l’image n’est que transmise par un ensemble de medias. J’ai toujours bien écouté. Et en ce sens j’ai su trouver mes muses. Choisir avec qui je savais pouvoir progresser dans mon processus personnel, et/ou que je puisse faire progresser.
Si l’on parle d’idole, je pourrais citer un nom. Un ami, dont j’ai déjà parlé ici : Tony. Ce mec a une faculté de sympathie telle que son charisme est indéniable, et il apporte aux autres régulièrement et avec coeur à la fois services et connaissances. Il a su me faire prendre conscience, et encore, sans le faire exprès, à quel point il était important de faire ses choix de vie. Cela m’a permis de progresser d’une manière phénoménale, dans tous les domaines. Aussi bien physiquement, que socialement, que professionnellement.
C’est ce qu’on appelle, au final, avoir un mentor. Quelqu’un qui nous épaule de multiples manières par le jeu ou par le travail ou la générosité. Et en l’occurence, c’est avant tout un ami, qui apporte non seulement à moi, mais à plusieurs de ses proches, à la fois du poisson et des canes à pêche. Mon mentor à moi est plus jeune, et a fait 100 fois plus que moi. Non un superactif, mais quelqu’un qui sait aller de l’avant sans remettre à demain. C’est la composante essentielle pour non pas faire plaisir à papa ou maman, mais à soi-même.
Il est vraiment difficile de savoir ce que l’on veut dans la vie. Très facile pourtant de savoir ce qu’on ne veut pas. Et qui n’a jamais voulu des choses complètement inatteignables, et à la fois si proches ? Comme conduire une moto, apprendre le japonais, cuisiner mexicain, faire une maison de A à Z, etc. ? Cet axe s’est accéléré quand, au hasard de ma veille blogosphérique (Des Livres Pour Changer de Vie, Esprit Riche, Get Better ?), je suis tombé sur une critique d’un livre paraissant vraiment intéressant : La semaine de 4 heures.
Un titre bien mystérieux s’il en est, avec une accroche américaine vraiment trop télé-achat pour être crédible auprès d’un public français : “Travaillez moins, gagnez plus et vivez mieux !”. À l’avoir lu, je peux vous dire que cette accroche marche dans ce sens pour moi. Je pensais savoir, je pensais avoir bien réfléchi, pensé à tous les scénarios pour ma vie. J’y croyais d’autant plus que c’est le genre de choses qui me travaille souvent. Mais après quelques pages, j’ai été renversé.
Timothy Ferriss, son auteur (notez le prénom identique, un curieux hasard), a décrit la façon qu’il trouvait la plus pertinente pour vivre sa vie. Je ne peux qu’adhérer à 100%. Le mieux dans tout ça, c’est que ce n’est pas un livre compliqué, froid, inaccessible, ou pleins de règles ennuyeuses, mais un livre intimiste, honnête, et rempli de témoignages de personnes dans des situations semblables à celles de l’auteur.
Je n’en dis pas plus, il faut lire ce livre qui est un best-seller, toujours en tête de gondole des rayons sur le développement personnel. Je l’ai offert à mon mentor, et à un ami avec qui je suis en affaire. Et je raconte son histoire très souvent.
Savoir vivre est devenu une priorité. Une remise en question régulière sur mes volontés. Ça a été dur de voir ce que je pouvais accomplir, et à côté de quoi je suis passé. Savoir quoi faire, et par où commencer. Mon experience m’a juste appris que j’avais le choix : à moi de savoir si je veux vraiment avancer dans ma vie, et comment. Constater avec toute logique que nous nous inventions des excuses pour tout. C’est aussi dur de le faire entendre à des amis qui n’y sont pas prêts. Ça l’est toujours.
J’ai appris à accepter les autres, à laisser tomber leurs petits défauts si ceux-ci ne dépassaient pas ce qu’ils nous apportent. Ça tient en une phrase, mais c’est difficile, et subjectif.
En ce sens j’ai eu beaucoup de sens critique envers des petites querelles dont j’ai été le témoin, à essayer de recentrer le débat sur un sens personnel. À Paris, et c’est là une des rares qualités de l’endroit, j’ai appris à plus et mieux communiquer, à comprendre très vite et à prendre du recul.
Prendre du recul. Ce terme revient beaucoup quand on essaye d’avoir une vie meilleure.
Et j’ai eu de plus en plus envie de partager. Ça veut dire être généreux, mais ça veut dire exploiter aussi plus de façons d’être généreux. Personnellement, je ne pense pas que donner une pièce à un SDF soit vraiment une preuve de générosité. La globalisation de la pensée nous pousse à croire que donner de l’argent est la seule façon d’apporter quelque chose à l’Humanité. Si les gens sont plus ou moins sujets à cette impression, je pense qu’on en est tous victime.
Je ne me sens pas mieux en apportant de l’argent à des inconnus. Je me sens bien quand j’apprends quelque chose à quelqu’un que j’aime. C’est quelque chose que je faisais naturellement, en apportant des éléments de culture dans différents domaines à mes proches. C’est maintenant quelque chose que je veux creuser pour apporter plus : un savoir-faire. Je me sens mieux en préservant l’Humanité d’un manque de connaissance qui les feraient prendre de mauvais choix.
L’enseignement, la formation : c’est quelque chose que je n’ai que peu testé jusqu’à présent. Mais récemment, j’ai eu une première experience qui a été concluante. Une amie a voulu commencer à faire du sport. Je l’ai coachée et lui ai montré qu’elle pouvait se dépasser. J’ai su m’adapter et lui faire faire des progrès très rapidement. Quelle fierté ! Voir quelqu’un progresser grâce à soi, c’est un cadeau d’émotion que j’ai reçu.
Entre temps, un responsable pédagogique m’a contacté pour donner des cours. J’ai tout de suite dit oui et me suis attelé à faire un plan pour un cours qui s’étendra toute l’année. Apprendre à faire ce que j’ai appris à faire, à pleins de gens à la fois. Une experience que j’ai envie de vivre, et qui se produira si tout va bien dès le mois prochain. Autant dire que c’est une perspective phénoménale qui représente une évolution exponentielle du travail que j’ai fait depuis un peu plus d’un an sur ma vie.
Faire les choses avec coeur est tellement enrichissant, tellement différent, que j’écarte désormais toute contrainte pour me concentrer sur l’essentiel. Et croyez-le, dans mon secteur, ce n’est pas une chose facile.
C’est une transition parfaite pour vous parler d’une autre lecture qui avait commencé à me mettre sur la voie. Je parle de l’Open Space m’a tuer, dans lequel les auteurs, consultants intérimaires, on réussi à
décrire tous les travers des nouvelles méthodes de travail, et notamment sur les métiers de la communication. C’est particulièrement percutant quand on reconnait avoir vécu ou constaté 95% des situations décrites du livre. Je le conseille vivement, il s’échange d’ailleurs régulièrement entre gens du métier. La preuve : on me l’a offert 2 fois, et je l’ai offert aussi une fois !
J’ai décrit l’histoire de la semaine de 4 heures avant que Tony ne le lise. Une de ses réactions a été de dire “C’est bien de faire ses choix de vie, de chercher les moyens d’atteindre ses rêves, de voyager. Mais si on ne partage pas ce qu’on vit, si on n’est pas entouré de proches tout le long, quel est l’intérêt ?”. Il avait raison, mais il ignorait encore que ça faisait partie des erreurs que pointaient Timothy Ferriss du doigt dans son processus. J’ai rejoint donc dans la pensée quelque chose qu’il aurait pu m’enseigner, ce qui a rendu ma démarche d’autant plus légitime. Pour information, Timothy fait entre autres porter l’attention sur ce qu’il appelle les “muses”, qui sont donc les mentors de tout à chacun, et qui permettent d’avancer. Tout ce beau monde s’accorde donc parfaitement et forge mon univers : Tony, Timothy, et moi.









Vous êtes sur Facebook ?
Sinon, utilisez le formulaire ci-dessous :