En passant

Vivre mieux (article du 2 septembre 2008)

Le réveil est assez douloureux : comme souvent, je me lève avec une tête comme un melon. La nuque douloureuse, la douleur lancinante, dur d’émerger. Je me mets debout. Prends ma tête d’un côté, sens le point tendu, attends : 1, 2, 3… 30 secondes. Je la prends de l’autre côté, tends : 1, 2, 3… 30 secondes. La redresse, me prend le dessus du crâne, tends, tous mon dos est tiré, c’est douloureux mais sans plus, j’attends : 1, 2, 3… 30 secondes. Je lâche prise, me redresse doucement : *crak crak*. Mon mal de tête s’en est allé. Au précédent et 1er apéro plurk, un érudit que je ne nommerai ni ne linkerai* était le premier à m’interroger de manière aussi crue : “Comment ça se fait que t’es aussi musclé ?”. “Je l’étais déjà avant, mais ça fait 2 mois que je fais du sport” lui répondais-je. J’ai envie d’expliquer de manière publique ma découverte, car c’est vraiment un changement important pour moi. Une prise de conscience. L’idée vient comme ça, à un moment de ras-le-bol, d’un surpoid, ou tout autre mal-être physique : faire du sport. Quand je suis rentré chez moi, le 8 juillet dernier, je voulais non seulement profiter de ces vacances pour prendre un bon bol d’air frais couplé à un bain de mélanine en surdose, mais aussi voir si j’étais capable de prendre de nouvelles habitudes pour une vie plus saine.

Etape 1 : prendre un départ

J’ai demandé à Tony mon grand ami s’il était possible qu’il m’initie à quelques rudiments du sport. Il m’a appris beaucoup de choses. Avec lui, j’ai couru dans la montagne, j’ai fait de la musculation, du krav-maga, et surtout adopté une philosophie de vie qui semblait toute logique. Plus qu’un simple coach, Tony a été pour moi (et pour d’autres) le coach qui sait exactement prendre en compte les difficultés du monde contemporain et appuyer sur le facteur psychologique. Faire du sport, c’est prendre en considération son bien-être, aussi bien au niveau du corps qu’au niveau psychologique. Ce n’a pas été facile de prendre un départ, de forcer, de s’appliquer. Et pourtant, ça a beaucoup payé. Même si pendant 3 semaines nous buvions sortions tous les soirs, faisions des repas orgiaques ; en faisant du sport tous les 2 jours, j’ai perdu du poids

Etape 2 : faire face aux difficultés

Tony m’a appris que la première étape, le plus dur, le plus compliqué, le plus contraignant, le plus difficile à tenir, c’était l’organisation. Si on veut avancer dans l’optique de faire du sport régulièrement, il faut se faire un programme. Ne pas le faire trop dur, ne pas le faire trop léger. Juste assez pour avoir son rythme, quitte à le changer par la suite. Ultime règle : pas d’excuses. Le travail et la vie sociale, mais aussi le mauvais temps, la fatigue, sont autant d’excuses qui vont nous pousser à abandonner une séance, sauter des exercices. Avec une bonne organisation, il n’y a rien d’impossible. Si on a envie de le faire, on le fait, il n’y a pas à discuter. Il est évidemment question de volonté, et de détermination. Faire du sport, ça prend très peu de temps. Par semaine, pour mon programme actuel, ça prend en tout 3h30. 3h30 dans les 168h de la semaine, ça fait 2% du temps. Et pourtant, je peux vous dire que ça fait beaucoup d’effet. Encore des excuses ? Il peut y avoir l’équipement. Un short, un T-shirt, une paire de baskets + des haltères si on choisit la muscu. J’arrête tout de suite les personnes qui imaginent que tout le monde court avec des fringues/shoes adidas©, Nike© ou tout autre Puma©. Pour ma part, c’est short de sport qui va vous coûter de 10 € à 15 €, un T shirt qui m’a coûté 5 € (uni blanc ou noir, de chez DIM), et une paire de pompes qui m’a coûtée 25 € (c’est des athlet shoes, et ça me convient très bien pour l’instant). Rajoutons à ça un tapis de sport à 25 € et des haltères que m’avait donné mon père, et c’est tout. Contrairement à tout jugement d’un bon parisien de base qui se respecte, pas besoin de payer 400 € une salle de muscu à l’année pour pouvoir se mettre au sport. Arrêtons la surconsommation inutile les enfants. Le club med est assez riche comme ça. Certains auront peut-être du mal à faire accepter à leurs comparses leur nouvel hobbie. Si si, je vous assure ! Quand j’en ai vaguement parlé à différentes personnes, j’ai eu une pléiade de réactions aussi étonnantes les unes que les autres. Marion m’avait même sorti avec humour “T’es malade ?!”. Des personnes qui n’ont pas l’habitude de flirter avec le sport, et moi le premier, ne connaissent pas du tout la pratique dans le réel, et ne s’imaginent pas du tout comment ça se passe. Ou plutôt s’imaginent n’importe quoi. Ça parait rien comme ça, mais expliquer à quelqu’un que tu ne viendras pas ou que tu seras en retard parce que tu as prévu ton sport, c’est un peu comme être un connard égoïste qui fait passer sa tronche avant les autres et qui ne donne que très peu d’importance à sa vie sociale. Evidemment, ça dépend des fréquentations. Mais je dis qu’il faut se méfier. J’aimerais aussi dire qu’il est important de savoir faire les choses seul. J’ai rencontré beaucoup de personnes qui ne savent tout simplement pas faire les choses de leur propre volonté, sans être accompagné. Si vous ne savez pas vous ballader seul, aller au cinéma seul, vous poser à une terrasse avec une bonne lecture tout seul, vous n’arriverez pas à vous motiver seul pour faire du sport. C’est extrêmement important dans le sport de faire les choses par soi-même. Vous agissez pour vous-même, et non pour les autres.

Etape 3 : une philosophie, un objectif

Un bon coach ne vous apporte pas de poissons, il vous apprend à pêcher. Tony est de la race des seconds. Le but est de se forger des habitudes que l’on approuve et qui servent pour la vie. Même pour Tony, qui est un sportif chevronné, il arrive d’avoir des périodes de plusieurs mois sans sport, mais on y revient toujours. Quand on commence à faire du sport, beaucoup de choses se bouleversent. On n’a strictement aucune idée de ce qui nous change en se mettant au sport. Certains se placent des objectifs, et savent à l’avance ce qu’ils veulent obtenir : perte de poids, plus de muscles, draguer sur la plage, etc. Il est aussi dit qu’on fait travailler son corps, qu’on élimine les toxines, qu’on vivra mieux, tout ça. Hormis ces avantages qui sont évidents, la révolution, c’est comment on se sent. Faire de l’exercice, c’est éprouvant, mais c’est une bonne souffrance. Une fois l’exercice fini, on a envie de faire l’amour au monde. Après avoir sué sang et eau, s’être étiré, pris une bonne douche, tout va mieux : on est défoulé, calme, réfléchi. Une grosse contrariété, une colère à canaliser ? Une séance de sport, et c’est réglé. C’est exactement ce que j’ai fait avec ma journée de merde du 25. Les personnes qui se sont réellement mis au sport savent que faire du sport fait relativiser, laisse l’esprit clair et sain. On prend de meilleures décisions dans ces conditions, et on se prend moins la tête, tout en ayant une réactivité tout à fait optimisée. Ce qui est notable, c’est que la volonté qu’on a mise dans le sport apportera une energie considérable. Plus de remise au lendemain, plus de flemme aigüe : il y a un regain net d’energie et de volonté d’aller de l’avant. Personnellement, même si je suis toujours souvent sur internet, je ne perds plus de temps à flâner. J’utilise mon temps d’internet à faire des choses utiles, à parler avec des gens que j’aime. Si je ne sais pas quoi faire, je préfère faire autre chose, et quitte à flâner, autant faire des tâches utiles ou à flâner dehors. La vie de geek n’est pas incompatible avec une vie saine. Le blog de David Larlet, Biologeek, en est une excellente preuve. Je rajouterais que plus on creuse dans la technique, plus on assimile de connaissances, et plus on fait face à des architectures et des systèmes très complexes devant lesquels il vaut mieux avoir l’esprit clair. Dans cette même démarche, il est à noter qu’il a choisi de retourner en Provence icon smile Vivre mieux (article du 2 septembre 2008) Et puis, évidemment, il y a le fait de se dépasser, la satisfaction de la tâche accomplie, sentir qu’au bout de 3 séances, on est nettement moins fatigué, qu’on peut déjà en faire plus. J’ai échangé avec plusieurs personnes sur ce sujet, ils sont d’accord avec moi : le monde se porterait mieux si plus de gens avaient conscience que le corps humain est fait pour plus d’exercice que ce que l’on pratique au quotidien. Pour vivre mieux, il faut répondre à notre nature

Etape 4 : faire son sport

Quand on entame cette démarche, le but n’est pas de se forcer, mais de toucher ses limites, se connaître mieux. J’utilise pour mon organisation Google Calendar qui me permet de noter tout ce que j’ai fait et voir mon évolution :

calendrier sport Vivre mieux (article du 2 septembre 2008)

(la séance du lundi était exceptionnelle, cf. plus haut) Son sport va évoluer selon ses besoins et ses envies. On peut garder son calendrier de base, mais changer ses exercices, allonger son parcours par exemple. Sculpter son corps prend toute sa définition quand on commence un programme. Chaque exercice de musculation fait travailler un muscle particulier : il est donc à déterminer ce à quoi on veut ressembler dans le détail icon wink Vivre mieux (article du 2 septembre 2008)

Etape 5 : alimentation

C’est un choix personnel, car je suis sujet à grossir facilement, et depuis tout petit, mais j’ai choisi de mieux manger. Plus de sucre ni de soda (même light), des protéines/féculents le midi, très light le soir (souvent une salade maison). J’ai choisi de ne plus prendre d’excitants non plus : on a l’habitude de boire du café/thé/coca tout le temps. Perso, ça ne m’a jamais rien fait, donc j’arrête les frais : ce n’est pas bon aussi bien pour les effets directs sur le corps et l’humeur que pour ce qu’on sera tenté d’accompagner avec (sucre, chocolat, gâteau…). Je suis amateur de café, donc je me permets parfois un café arrangé exactement comme je le veux, comme dans un Starbucks, ou un bon expresso avec du chocolat bien noir. Une fois de temps en temps, ce n’est pas grave, et j’apprécie d’autant plus icon smile Vivre mieux (article du 2 septembre 2008) Certains se lanceront dans la prise de complément alimentaire, comme les protéines. Il est évident que quand on fait du sport, c’est normal de vouloir “rentabiliser” son effort. C’est ce que proposent les protéines, ce qui n’est pas malsain. Les protéines servent à nourrir le muscle, à le faire grandir plus vite et dans de meilleures conditions. Il existe 2 types de protéines : la sèche et la grasse. Un indice de taux de protéines est indiqué sur les bidons ce qui permet de prendre selon sa morphologie. Quelqu’un de naturellement maigre prendra de la grasse (faible pourcentage de protéine dans le mélange), quelqu’un de naturellement fort prendra de la sèche (gros pourcentage de protéine dans le mélange, ex: 95%). Ça se présente sous forme de mélange (poudre + eau) à boire avant et après l’exercice. Je n’ai pas testé pour le moment, je verrai pour la suite.

Etape 6 : se connaître, prendre soin de soi

Quand on fait du sport, on s’aperçoit direct de ce qui cloche chez soi. Pour ma part, j’ai eu un accident de roller qui m’a pété un ménisque, avec mauvais diagnostic, j’ai boîté pendant un an, la totale. Le résultat est que j’ai un côté qui marche différemment de l’autre. Aussi, je suis droitier. Toutes les asymétries ressortent quand on accélère le rythme d’un exercice physique. Cela permet à la fois d’adapter ses exercices (surtout en muscu), mais également de faire diagnostiquer des éventuels problèmes enfouis. Pour ma part, je suis en train de régler l’asymétrie de ma démarche mais j’ai quelques douleurs de côté que je règle par une crème efficace (Cliptol, beaucoup moins dangereuse que d’autres). Pour mes habitudes de droitier, je fais plus travailler mon bras gauche. Si besoin, voir un médecin : la plupart des accidents et des douleurs articulaires sont dûs à un mauvais exercice quotidien. Enfin, un autre avantage du sport, c’est que ça assainit la peau : transpirer c’est très bon, ça rend la peau duuuuce ! ^^ Pour revenir à mon introduction : connaître son corps et quelques exercices permet de résoudre ses problèmes quotidiens, c’est un bon exemple !

Conclusion

J’écris ce post pour résumer des choses que je connais déjà, et dont la démarche est de les partager. Je ne donne pas d’exercice en particulier, et ça me prendrait trop de temps de répondre à toutes les questions possibles et imaginables. Donc j’explique la démarche, après c’est tout à chacun de faire ce qui lui plait pour arriver à ses fins. Gardez en tête qu’une salle de sport c’est un luxe. Un bon coach est beaucoup plus rentable. C’est un long article, probablement un des rares (même dans le futur) sur ce blog, j’espère qu’il apportera à tous un minimum de réflexion et qu’il servira pour votre bien-être.

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